MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Centre de Documentation Numérique du Secteur Santé (CDNSS)

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Item type:Item, Plan Stratégique National de Lutte contre la Tuberculose du Cameroun– PSN 2027 – 2030.MINSANTE. 2026(2026) MINSANTELa tuberculose demeure une menace majeure de santé publique au Cameroun, avec une incidence élevée et une mortalité persistante. Malgré les acquis du PSN TB 2024–2026 (gratuité des médicaments, intégration TB/VIH, diagnostic moléculaire, implication communautaire), les résultats n’ont pas suffi à infléchir significativement l’épidémie. Le PSN TB 2027–2030 s’inscrit dans la continuité, en cohérence avec la stratégie mondiale de l’OMS « Mettre fin à la tuberculose » et les Objectifs de Développement Durable (ODD). Vision, objectifs et cadre stratégique du PSN 2027-2030 La vision du PNLT est de « Mettre fin à l’épidémie de la tuberculose comme problème de santé publique d’ici 2035 ». La principale mission du PNLT est de « Contribuer à mettre fin à l’épidémie de la tuberculose en promouvant la prévention de la maladie et en facilitant l’accès au diagnostic et à la prise en charge de toutes les formes de la tuberculose ». Objectifs stratégiques : • Réduire de 50% le taux de mortalité dus à la TB (par rapport à 2024) • Réduire de 50% le taux d’incidence (par rapport à 2024) • Réduire à 0 % la proportion des familles qui supportent des coûts catastrophiques dus à la TB.Item type:Item, National Strategic Plan for Health Research (NSPHR 2026-2030)(Ministry of Public Health, July 2026) Health Operations Research DivisionCameroon faces a double burden of disease (the persistence of communicable diseases and the rise of non-communicable diseases) against a backdrop of chronic underfunding of the health sector (3.6 per cent of the national budget in 2023, far short of the Abuja commitment of 15 per cent), recurrent humanitarian crises and deep-seated inequalities. The review of the 2014-2018 National Strategic Plan for Operational Health Research reveals persistent structural shortcomings: fragmentation of research initiatives, insufficient and unsustainable funding, limited use of research findings in health decision-making, and the absence of a harmonised monitoring and evaluation mechanism. Based on the findings of the situational analysis, which involved the collection and analysis of data from health programmes, technical directorates, universities, research institutes, health facilities and development partners, the drafting of this new plan has made it possible to address the structural shortcomings identified, notably the fragmentation of initiatives, weak national coordination, the limited capacity of stakeholders and the insufficient use of research findings in decision-making. It proposes a logical framework structured around four strategic outcomes: (i) strengthening governance and ethics in health research; (ii) the systematic use of evidence in decision-making; (iii) the institutionalisation of a culture of research within the health system; (iv) the mobilisation and sustainability of funding for research. Implementation is driven by strengthened governance, led by the Ministry of Public Health, in coordination with the Ministry of Scientific Research and Innovation, national and regional ethics committees, academic institutions, technical and financial partners, civil society and communities. The total cost of implementing the National Strategic Plan for Health Research (PSNRS), including theregionalisation mechanism rolled out across the 10 regions, is estimated at 3.044 billion CFA francs (approximately 4.68 million USD) over the period 2026-2030, representing an average annual investment of 609 million CFA francs. This budget represents approximately 20 FCFA per capita per year, a level significantly below the standards recommended by the Algiers Declaration (2 per cent of national health expenditure). The budget allocation prioritises governance and ethics (32 per cent), followed by capacity building (27 per cent), sustainable financing (21 per cent) and evidence generation and utilisation (20 per cent). By 2030, the PSNRS aims to ensure the regular conduct of priority operational research studies, the roll-out of standardised methodological tools, the training of a critical mass of researchers and decision-makers at all levels of the health system, the sustained production of policy briefs and knowledge products, and the documented integration of research findings into plans, guidelines and programme decisions. Monitoring will be carried out through a rigorous framework based on SMART indicators, clearly defined sources of verification and assigned institutional responsibilities.Item type:Item, Plan Stratégique National de Recherche en Santé (PSNRS 2026- 2030)(Ministère de la Santé Publique, Juillet 2026) Division de la Recherche Opérationnelle en SantéLe Cameroun fait face à une double charge de morbidité (persistance des maladies transmissibles et montée des maladies non transmissibles) dans un contexte de sous-financement chronique du secteur santé (3,6% du budget national en 2023, loin de l’engagement d’Abuja de 15%), de crises humanitaires récurrentes et d’inégalités profondes. Le bilan du Plan Stratégique National de Recherche Opérationnelle en Santé 2014–2018 révèle des lacunes structurelles persistantes : fragmentation des initiatives de recherche, financement insuffisant et non durable, faible utilisation des résultats dans la prise de décision sanitaire et absence de mécanisme de suivi-évaluation harmonisé. Basé sur les résultats de l’analyse situationnelle qui a impliqué la collecte et l’analyse des données auprès des Programmes de santé, Directions techniques, Universités, Instituts de recherche, Formations sanitaires et partenaires au développement, l’élaboration de ce, nouveau, plan a permis de relever les insuffisances structurelles identifiées, notamment la dispersion des initiatives, la faiblesse de la coordination nationale, les capacités limitées des acteurs et l’utilisation insuffisante des résultats de recherche dans la prise de décision. Il propose un cadre logique structuré autour de quatre effets stratégiques : (i) le renforcement de la gouvernance et de l’éthique de la recherche en santé ; (ii) l’utilisation systématique des évidences dans la prise de décision ; (iii) l’institutionnalisation de la culture de la recherche dans le système de santé ; (iv) la mobilisation et la pérennisation des financements pour la recherche. La mise en œuvre est portée par une gouvernance renforcée, assurée par le Ministère de la Santé Publique, en coordination avec le Ministère de la Recherche Scientifique et de l'Innovation, les comités d'éthique nationaux et régionaux, les institutions académiques, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les communautés. Le coût global de mise en œuvre du Plan Stratégique National de Recherche en Santé (PSNRS), incluant le mécanisme de territorialisation déployé dans les 10 régions est estimé à 3,044 milliards FCFA (environ 4,68 millions USD) sur la période 2026-2030, soit un investissement annuel moyen de 609 millions FCFA. Cette enveloppe représente environ 20 FCFA par habitant et par an, un niveau significativement inférieur aux standards recommandés par la Déclaration d'Alger (2% des dépenses nationales de santé). La répartition budgétaire privilégie la gouvernance et l'éthique (32%), suivies du renforcement des capacités (27%), du financement durable (21%) et de la production et l'utilisation des évidences (20%). À l’horizon 2030, le PSNRS ambitionne la réalisation régulière d’études de recherche opérationnelle prioritaires, le déploiement d’outils méthodologiques standardisés, la formation d’une masse critique de chercheurs et de décideurs à tous les niveaux du système de santé, la production soutenue de notes politiques et de produits de connaissance, ainsi que l’intégration documentée des résultats de recherche dans les plans, directives et décisions programmatiques. Le suivi se fera à travers un dispositif rigoureux fondé sur des indicateurs SMART, des sources de vérification clairement définies et des responsabilités institutionnelles attribuées.Item type:Item, Stratégie Nationale de Surveillance Génomique des agents pathogènes à potentiel pandémique et épidémique au Cameroun. Aout 2023.Version 2(2023-08) Ministère de la Santé PubliqueDepuis 2019, le monde entier a été éprouvé par la pandémie de COVID-19. En dépit du nombre de décès important à travers le Monde (plus de 6 millions), en Afrique (257891) et au Cameroun (1974) au 26 juillet 2023, cette pandémie a été une opportunité de renforcer les systèmes de surveillance des agents pathogènes susceptibles de provoquer de futures pandémies.Dans cette optique le Cameroun a mis en place une plateforme de surveillance génomique au préalable dédiée au SARS-CoV-2 afin d’identifier de nouveaux variants, de comprendre les dynamiques de transmission, d’identifier les schémas de résistance aux antimicrobiens et de développer des interventions de santé publique ciblées. Aussi, les capacités acquises en matière d’équipements et de ressources, permettent d’étendre la surveillance génomique aux autres pathogènes à potentiel épidémique et pandémique. En effet, la surveillance génomique transforme l’action de santé publique en permettant de mieux comprendre les agents pathogènes, leur évolution et leur circulation, ... L’OMS recommande la recherche opérationnelle et l’utilisation des données génomiques relatives aux agents pathogènes combinées aux données cliniques et épidémiologiques afin d’évaluer les risques, de mettre au point des vaccins, des traitements et des tests de diagnostic et de prendre des décisions en matière de santé publique et de mesures sociales. Au vu de ce qui précède, il est opportun pour le Cameroun de disposer d’un document de stratégie nationale de surveillance génomique des agents pathogènes à potentiel épidémique et pandémique, en accord avec la stratégie globale de surveillance génomique récemment éditée par l’OMS et les recommandations d’Africa CDC. L'objectif de ce document est de renforcer et maintenir les acquis obtenus à travers la surveillance génomique du SARS COV 2 et de l’étendre aux autres agents pathogènes à potentiel épidémique et pandémique tels que les bactéries, les virus, les parasites et les champignons, au Cameroun. Cette stratégie servira de document d’orientation pour l’implémentation des activités de surveillance génomique et elle permettra de prévenir la survenue de maladies émergentes ainsi que leur contrôle afin de limiter la morbidité et la mortalité ainsi que leur impact socio-économique. Elle rentre dans une approche Une Seule Santé et renforce la prévention des épidémies et pandémies par leur détection précoce, et contribue ainsi à la résilience de notre système de santé. Elle vise à intégrer la détection et le séquençage des pathogènes à potentiel pandémique et épidémique dans le réseau de laboratoires et optimiser l’usage des plateformes de génomique existantes au Cameroun. La rédaction de la stratégie nationale de surveillance génomique a été réalisée de manière inclusive et progressive. La première étape a été la conception de la stratégie dans les grandes lignes par un groupe de 8 experts en suivant les recommandations de l’OMS, Africa CDC et d’autres organismes internationaux impliqués dans la surveillance génomique. Par la suite la proposition de stratégie rédigée par les experts a été révisée par un groupe de 40 autres experts impliqués dans la surveillance et la réponse aux épidémies, issus de divers sectorielles et organisations non gouvernementales. Enfin le document a fait l’objet d’une validation par le groupe d’experts ayant rédigé le document initial avant soumission à l’appréciation du Ministre de la Santé Publique du Cameroun pour adoption.Item type:Item, Rapport de l’identification des zones d’intervention multisectorielles prioritaires pour planification élimination choléra.Cameroun.2023(2023) Ministère de la Santé PubliqueLe choléra est une infection diarrhéique aigue à fort potentiel épidémique provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés au vibrion choléra. Il reste au niveau mondial, une menace de santé publique, et un indicateur d’inéquité et d’’insuffisance du développement social. En 2011, le Cameroun a connu une grande épidémie de choléra avec 22 433 cas incidents et une létalité de 3,49%. Depuis lors, le choléra y évolue en mode endémo-épidémique et touche davantage les grandes villes du pays. La plus récente flambée a débuté en octobre 2021. Les données cumulées du 21 octobre 2021 au 1er décembre 2023, révèlent une incidence cumulée de 21 244 cas et une létalité de 2,03%. En 2017, le Cameroun a adhéré à l’initiative de la Global Task Force for Cholera Control (GTFCC) « mettre fin au choléra : Une feuille de route mondiale pour 2030 ». Cette adhésion a été matérialisée au plus haut sommet de la République du Cameroun par l’engagement du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le 22 novembre 2022 lors d’une réunion interministérielle sur le choléra et marque le démarrage du processus de planification de l’élimination du choléra au Cameroun d’ici 2030. Parallèlement à cet engagement politique, le processus technique d’élaboration du Plan National d’Elimination du Choléra (PNEC) a été marqué par : - La conduite d’un premier exercice de cartographie des points chauds en mars 2022, selon les recommandations de la GTFCC du moment. Les données utilisées pour cette cartographie étaient : les bases de données choléra (2015- 2016), les données de surveillance du choléra extraites de la plateforme DHIS2 (2017-2021), les résultats de l’évaluation de l’enquête démographique de santé sur la disponibilité de l’eau de boisson dans les ménages et l’exploitation des critères de vulnérabilité par District de Santé (DS). Au final, cet exercice avait permis d’identifier 101 (53%) DS prioritaires soit 29 (15%) DS de haute priorité et 72 (38%) DS de priorité moyenne ; - La conduite d’un exercice d’analyse situationnelle en juillet 2022, selon une approche multisectorielle ; - La mise en place de groupes thématique multisectoriels en août 2023 ; - La conduite des sessions de travail des groupes thématiques entre août et novembre 2023 ; - L’actualisation des zones d’intervention multisectorielles prioritaires, en novembre 2023, selon les nouvelles directives en vigueur de la GTFCC (approche PAMI). L’élimination du choléra passe par un système de surveillance robuste et une bonne capacité de diagnostic de laboratoire. Le Cameroun a adopté la stratégie de surveillance intégrée de la maladie et de la riposte (SIMR) dont la 3e version a été adaptée au contexte du pays3. Cette stratégie implique les communautés et les formations sanitaires à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. La Surveillance à Base Communautaire (SBC) intègre à la fois des méthodes de surveillance basées sur les indicateurs et sur les événements. Au fil des ans, la SBC a été utilisée pour la recherche de cas de choléra pendant les épidémies et pour accroître la sensibilité de détection précoce des cas, ceci de façon conjointe à la surveillance de routine.
